SEAN PRICE: IMPERIUS REX.

SEAN PRICE: IMPERIUS REX.

(Duckdown Records/ Bernadette Price 2017).

Il y aura nécessairement le débat concernant les albums posthumes: l’artiste a-t-il choisi les instrus finales? Les featuring étaient-ils prévus du vivant de l’artiste?… Comme ces questions et d’autres ne seront jamais réellement tranchées, voici quelques éléments d’informations et un avis.

L’album est co-produit par Bernadette Price, compagne de feu Sean Price -qui rappe par ailleurs sur deux tracks de l’album- et Duckdown Records. Les productions sont assurées par: Alchemist, Stu Bangas, Nottz, Crummiebeats – Fonk & .45, Harry Fraud, Marco Polo, 4th Disciple, Marlon Colimon, Joe Cutz et Dan The Man. Du sérieux donc.

La formule de P. est la même que d’habitude. Celle qui a fait de P. ce cogneur de micro teinté d’humour, Jerry Lewis dans le corps de Kimbo Price. Des beats boueux, ciselées et guerriers. Des respirations avec des instrus soulfull qui font l’effet d’une box de poulet frit bien grasse au soleil le dimanche. Ambiance à tour de rôle familiale, épique, sombre puis lumineuse, le flow de Sean comme à son habitude mange le beat et enchaîne les mesures avec insolence et arrogance. La voix a pris de la rugosité et s’est alourdie, pour le plaisir de l’auditeur. Par contre certaines prises vocales semblent parfois être des versions non définitives, calquées sur les instrumentales (même si celles-ci lui vont parfaitement).

Au final les auditeurs de Sean ne seront pas déçus, retrouvant les ingrédients principaux de leur recette préférée. Pour ceux qui découvrent je leur conseillerait de se plonger ensuite dans Monkey Barz, qui reste pour moi le grand classique de Sean Price, même si cet album est cohérent et reflète bien l’univers de P.

 

M.H.

 

 

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